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Le jeu des virus

Bernard Viau
Sexe : H
Saint-Jérôme - Canada


Les nouvelles d'épidémies vous inquiètent-elles malgré les déclarations ministérielles rassurantes ? Soyez donc candidats pour mon jeu des virus, une rocambolesque enquête virtuelleoù les millions, les paradis fiscaux et les laboratoires pharmaceutiques valsent avec la mort ; tout est légal et inutile. Personne ne sera accusé, jugé coupable ou emprisonné. C'est un jeu

Depuis l'historique Onze Septembre, les médias nous ont servi tout un assortiment de rumeurs d'épidémies. On s'inquiétait du sida lorsque la poudre d'anthrax est apparue puis, les rumeurs sur une possible attaque à la variole. On connaissait le virus du Nil mais voilà qu'apparaît la pneumonie atypique, le SARS. On sait qu'elle origine de la province chinoise de Guangdong voisine de Hong Kong. La vérité est que nous ne connaissons le SARS que par les images du téléjournal ; à n'en pas douter, la réalité est toute autre.

Le premier pavé dans l'eau calme des communiqués ministériels rassurants provient de la ville d'Irkutsk en Sibérie. Le 11 avril dernier, le docteur Sergei Kolesnikov, académicien reconnu, émet l'opinion que le virus de la pneumonie atypique a été crée artificiellement car il synthétise deux virus connus, celui de la rougeole avec celui des oreillons, un exploit irréalisable hors d'un laboratoire moderne ; à son avis, il s'agirait d'une arme bactériologique échappée d'un laboratoire et donc, il existerait nécessairement un antidote, pour le moment, tenu secret. Que ce virus ait été relâché ou qu'il se soit échappé importe peu car sa propagation mondiale permet d'évaluer le temps de réponse des laboratoires de l'OMS ainsi que ceux des pays technologiquement avancés face aux armes bactériologiques.

Prenons maintenant les cas des virus du Nil et de l'anthrax. Oublions la version officielle rassurante du "tout est sous contrôle" car elle ne vise qu'à sécuriser le consommateur en nous. Un comité du sénat américain présidée par le sénateur du Vermont Patrick Leahy, étudiait, en septembre 2002, la thèse selon laquelle le virus du Nil serait une arme bactériologique. Précisons qu'un des experts appelés à témoigner, le docteur Léonard Horowitz affirmait détenir les preuves que, dans les années 80, on avait envoyé à Bagdad une collection d'armes bactériologiques dont deux contenants du virus du Nil et dix-neuf contenants d'anthrax ; déclarations pour le moins dérangeantes mais s'appuyant sur des documents confidentiels de compagnies pharmaceutiques américaines.

A qui profite l'opération ? Les vaccins de l'anthrax proviennent principalement d'une compagnie, Bioport Corp., dirigée par un allemand d'origine libanaise naturalisé américain, monsieur Fuad El Hibri et par un amiral, William J. Crowe. Comble d'ironie, les plans internes du bâtiment abritant Bioport Corp. furent retrouvés en Afghanistan dans des grottes sous contrôle d'Al Qaeda. Une autre firme, Hadron Advanced Biosystems, a reçu pour sa part des contrats de huit cents millions de dollars. Le docteur Ken Alibekov, un ex-colonel soviétique exilé, expert de l'anthrax, en est le président. Détail intéressant, les deux sénateurs américains qui ont reçu des lettres à l'anthax, s'opposaient vivement aux lobbies de l'industrie pharmaceutique. Cerise sur le gâteau ? Bioport Corp. est en partie contrôlée par une fiducie privée, le Groupe Carlyle, basé en Suisse et qui compte, entre autres, deux actionnaires embarrassants Bush l'Ancien et un frère d'Osama Ben Laden, lesquels faillirent d'ailleurs se rencontrer le 18 avril 2002 à Grenoble pour la réunion annuelle de la fiducie. Quelques semaines après la première attaque à l'anthrax, le département américain de la Santé commandait des vaccins contre l'anthrax et la variole pour la bagatelle de, cinq cents millions de dollars américains à la seule firme pouvant les produire rapidement, la firme Bioport.

Saviez-vous que le virus du Nil fut isolé en 1937 dans la jungle d'Ouganda puis qu'il fut envoyé à New-York aux laboratoires de l'université Rockefeller. Il provient de la même région géographique que le virus Ebola de triste réputation et s'insère dans ce qu'on appelle le coeur de la région sidatique originelle en Afrique. Les militaires américains y ont mené des "expériences médicales" entre 1950 et 1970. Pensiez-vous que le virus du SIDA soit vraiment un accident de la nature ? Cherchez encore car les comités sénatoriaux qui se sont penchés sur la question se sont endormis dans les procédures et, bien sûr, l'affaire a été expédiée aux oubliettes du congrès.

Passons aux références sur l'anneau virtuel. Utilisez un moteur de recherche comme Copernic en entrant, entre guillemets, des mots-clés parmi les suivants : Bioport, Hadron Advanced Biosystems, Batelle Memorial Institute, I & F Holdings N.V., Porton Products, 2DoTrade Inc, Carlyle Group, Michigan Biologic Products Institute, Intervac LLC et Intervac Management LLC, BioFem Inc, Antex Biologics, Biotrax, Acambis, Oravax, Aventis, Biotech, le Nuclear Biological Chemical Industry Group, Cepheid, Nanosphere, Versar, Bacchus project, Hieronimus Report, messieurs Don C. Wiley, Fuad El Hibri, W.J. Crowe, Myron Solter, Robert Myers, Sergei Kolesnikov, Robert M. Schwartz, Nikolai Filatov, Sergei V. Popov, Set Van Nguyen, Ron Jackson + Ian Ramshaw, Benito Que, Vladimir Pasechnik, Ken Alibek ou Alibekov, Nile virus + Leonard Horowitz, Nile virus + Patrick Leahy et plusieurs autres. Certaines autres pages ont été retirées de la toile tandis que certains experts chercheurs ont eu, disons, des "accidents" malheureux.

J'espère vous avoir suffisamment donné d'indices pour exciter votre imagination et vous intéresser à l'aventure virtuelle. Cet été, lorsque vous écraserez un moustique, dites-vous qu'il s'agissait peut-être d'un terroriste de l'ombre. En passant, connaissez-vous les vrais actionnaires de la compagnie qui fabrique votre huile à mouche ?

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